ONATRA : La renaissance industrielle d’un géant du fleuve sous l’impulsion du DG Martin Lukusa
- JEREMIE MUZVUILA
- Dec 26, 2025
- 3 min read
Après des années d’hibernation, l’Office National des Transports (ONATRA) se réveille, porté par une volonté politique affirmée et une vision stratégique incarnée par son Directeur général, Martin Lukusa Cibangu. Dans un contexte de modernisation du transport multimodal en République démocratique du Congo, l’ONATRA s’impose comme un acteur clé de la relance économique nationale. En ligne de mire: la réhabilitation de ses chantiers navals emblématiques de N’Dolo à Kinshasa, de Boma sur le littoral atlantique, et de Boyera à Mbandaka, dans la province de l’Équateur⁽¹⁾⁽²⁾.
Une vision de redressement portée par Martin Lukusa
Depuis sa nomination à la tête de l’ONATRA, Martin Lukusa a fait de la relance industrielle une priorité. Sa politique repose sur trois piliers: la réhabilitation des infrastructures, la redynamisation des services portuaires et fluviaux, et la valorisation du capital humain. Dans cette optique, les chantiers navals, longtemps laissés à l’abandon, sont redevenus des centres névralgiques de l’activité industrielle de l’entreprise.
À travers une approche pragmatique, le DG Lukusa a su mobiliser les ressources nécessaires pour relancer les activités de construction, de réparation et de maintenance des unités flottantes. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre du programme national de modernisation du transport multimodal, visant à désenclaver les régions et à fluidifier les échanges commerciaux sur l’ensemble du territoire.
N’Dolo, Boma, Boyera: les piliers d’une relance industrielle
- Chantier naval de N’Dolo (Kinshasa): Situé en plein cœur de la capitale, ce site stratégique a retrouvé son dynamisme. Les ateliers de carénage et de soudure tournent à plein régime, avec des équipes techniques renforcées. Plusieurs barges et pousseurs y ont déjà été remis à flot, contribuant à la reprise du trafic fluvial sur le fleuve Congo⁽¹⁾.
- Chantier naval de Boma: Port maritime historique, Boma bénéficie d’un regain d’activité grâce à la remise en service de ses installations. Les opérations de maintenance des navires côtiers y sont désormais régulières, renforçant la connectivité entre les ports de Matadi, Banana et Kinshasa.
- Chantier naval de Boyera (Mbandaka): Véritable symbole de la renaissance industrielle dans le Grand Équateur, Boyera a fait l’objet d’une attention particulière. La visite du Rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli, a marqué un tournant dans la mobilisation politique autour de ce site. Grâce à un dialogue constructif avec la direction de l’ONATRA, les travaux de réhabilitation ont été accélérés, avec l’objectif de faire de Boyera un hub fluvial régional⁽²⁾⁽³⁾.
Une dynamique de redressement durable
La relance des chantiers navals n’est pas un acte isolé, mais le reflet d’une dynamique plus large de redressement de l’ONATRA. L’entreprise publique s’inscrit désormais dans une logique de performance, de transparence et de service public renforcé. Les retombées sont multiples: création d’emplois, réduction des coûts logistiques, amélioration de la connectivité interprovinciale, et relance du commerce intérieur.
Au-delà des infrastructures, c’est toute une culture d’entreprise qui est en train de renaître. Les agents de l’ONATRA, longtemps démobilisés, retrouvent fierté et motivation. Les partenaires internationaux, quant à eux, observent avec intérêt cette transformation, qui pourrait faire de l’ONATRA un modèle de redressement d’entreprise publique en Afrique centrale.
L’ONATRA, locomotive d’un Congo en mouvement
La relance des chantiers navals de N’Dolo, Boma et Boyera symbolise bien plus qu’un simple redémarrage technique. Elle incarne la volonté d’un pays de reprendre le contrôle de ses voies navigables, de restaurer sa souveraineté logistique, et de bâtir une économie résiliente. Sous la houlette de Martin Lukusa, l’ONATRA se repositionne comme un acteur stratégique du développement national.
Le fleuve Congo, longtemps silencieux, recommence à vibrer au rythme des moteurs relancés. Et avec lui, c’est tout un peuple qui reprend espoir.
Melck Nzambi











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