Louise Mushikiwabo ne doit pas briguer un troisième mandat à la tête de la Francophonie.

La Déclaration de Bamako engage la Francophonie à défendre la démocratie, l’État de droit, les droits humains et les libertés fondamentales, sans géométrie variable.
Après deux mandats, l’OIF a besoin d’un nouveau souffle.
Ancienne ministre des Affaires étrangères du #Rwanda, @LMushikiwabo reste étroitement associée au régime criminel de @PaulKagame. Face aux accusations internationales visant la collaboration du Rwanda avec le M23 et aux graves violations documentées dans l’Est de la #RDC, son absence de condamnation claire fragilise la crédibilité de l’OIF.
Sa candidature à un troisième mandat est devenue un facteur de division au sein même de la Francophonie. Une organisation appelée à rassembler ne peut être dirigée durablement par une personnalité dont le maintien suscite une telle défiance.
Cette crise de confiance a aussi des conséquences concrètes. Le budget 2025 de l’OIF fait apparaître une grande baisse des contributions volontaires, liée notamment à des montants du Canada et de la Suisse non confirmés. Ce signal financier, ajouté aux tensions diplomatiques avec la RDC, montre qu’un leadership clivant peut fragiliser toute l’institution.
La RDC, premier pays francophone du monde, mérite une OIF fidèle à la Déclaration de Bamako, indépendante dans ses prises de position et capable de condamner clairement toute violation du droit international.
Pour préserver son autorité morale, sa crédibilité et la confiance des États membres, l’OIF doit tourner la page et choisir un leadership nouveau, indépendant et rassembleur.



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