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Haut-Katanga : l’ombre de la corruption plane sur l’intérim de Martin Kazembe



Alors que la province du Haut-Katanga traverse une période d’incertitude politique, une nouvelle affaire vient assombrir davantage le climat institutionnel. Martin Kazembe, vice-gouverneur et actuel gouverneur intérimaire, est au cœur d’un scandale de corruption présumée et d’enrichissement illicite. Selon plusieurs sources concordantes, il aurait noué une alliance douteuse avec Océan Tambwe, figure influente des creuseurs artisanaux dans le territoire de Kambove, pour tirer profit de l’exploitation des carrières minières artisanales. Cette affaire, qui suscite l’indignation dans l’opinion publique, relance le débat sur la gouvernance des ressources naturelles et la nécessité d’un retour rapide à la légalité institutionnelle avec la réhabilitation effective de Jacques Kyabula.

Une alliance controversée autour des mines artisanales

Les révélations publiées par plusieurs médias congolais font état d’un flux financier suspect entre Martin Kazembe et Océan Tambwe, responsable reconnu des creuseurs artisanaux à Kambove. Cette entente aurait permis à certains opérateurs informels d’exploiter illégalement des sites miniers, en échange de rétro-commissions versées à des proches du gouverneur intérimaire. Ces pratiques, si elles sont avérées, constituent une violation grave des règles de transparence et de bonne gouvernance dans un secteur aussi stratégique que le secteur minier.

Le territoire de Kambove, riche en cuivre et cobalt, est depuis longtemps un point névralgique de l’économie artisanale minière. Mais cette richesse attire aussi convoitises et dérives. Sous couvert de régulation, l’administration Kazembe aurait facilité l’accès à certaines concessions à des groupes informels, au détriment des coopératives légalement constituées et des intérêts de la province.

Une gestion décriée et des décisions controversées

Depuis qu’il a pris les rênes de la province en intérim, Martin Kazembe a multiplié les décisions unilatérales, dont certaines ont été perçues comme arbitraires. En août dernier, il a imposé un gel total des paiements provinciaux, paralysant plusieurs services publics et projets en cours. Cette mesure, justifiée officiellement par des raisons budgétaires, a été interprétée par certains observateurs comme une tentative de verrouiller les circuits financiers de la province.


Par ailleurs, l’absence prolongée de Jacques Kyabula, convoqué à Kinshasa pour des raisons administratives et de santé, a laissé un vide politique que Kazembe semble avoir exploité pour renforcer son emprise sur les leviers économiques de la province⁽³⁾. Des voix s’élèvent désormais pour dénoncer une dérive autoritaire et une instrumentalisation des institutions provinciales à des fins personnelles.


Un appel pressant au retour de Jacques Kyabula


Face à cette situation préoccupante, de nombreux acteurs politiques et membres de la société civile appellent à la réhabilitation rapide de Jacques Kyabula. Gouverneur élu, Kyabula jouit encore d’un large soutien populaire, notamment pour ses efforts en matière de développement des infrastructures et de lutte contre les exploitations illégales.


Le retour de Kyabula est perçu comme une condition sine qua non pour restaurer la confiance dans les institutions provinciales, remettre de l’ordre dans la gestion des ressources minières, et relancer les projets de développement suspendus. Dans un contexte où la transparence et la redevabilité sont devenues des exigences citoyennes, le Haut-Katanga ne peut se permettre de sombrer dans une gouvernance de l’ombre.

L’affaire Kazembe-Tambwe, si elle est confirmée par les enquêtes en cours, pourrait bien marquer un tournant dans la lutte contre la corruption en province. Elle rappelle surtout l’urgence de renforcer les mécanismes de contrôle et de garantir l’intégrité des responsables publics, pour que les richesses du sous-sol congolais profitent enfin à tous.

 
 
 

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