RDC : SOSTHENE KAMBIDI serait inculpé dans l’affaire du meurtre de deux experts de l’ONU




Mercredi le 23 Septembre 2021


Selon un nouveau numéro du journal Le MONDE de ce matin informe que le correspondant de l’AFP est soupçonné par le parquet militaire de détenir des informations sur la mort d’une Suédoise et d’un Américain, tués dans la région du Kasaï en mars 2017.


Sosthene Kambidi soupçonné de détenir des informations sur le meurtre de deux experts de l’ONU en 2017 au Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), a été inculpé mercredi 22 septembre, selon le parquet militaire.


Sosthène Kambidi était entendu depuis son interpellation à Kinshasa, dans la nuit de lundi à mardi. Il « n’est plus auditionné comme témoin, mais comme inculpé », a dit à l’Agence France-Presse (AFP) un haut magistrat du parquet militaire. « L’interrogatoire se poursuit », a-t-il ajouté, refusant de préciser quel chef d’inculpation avait été retenu à l’encontre du journaliste.

En fin de journée, Sosthène Kambidi, correspondant de l’AFP et du média congolais en ligne Actualite.cd à Kananga, le chef-lieu du Kasaï-central, avait été autorisé à bénéficier de l’assistance d’un avocat. Mais ce dernier n’était pas joignable mercredi soir.


Le procès piétine


A la mi-journée, deux journalistes, de l’AFP et d’Actualite.cd, avaient pu échanger avec Sosthène Kambidi pendant plus d’une heure, en présence d’un magistrat de haut rang. Serein, le journaliste avait raconté avoir été interrogé sur la détention de la vidéo du meurtre de la Suédoise Zaida Catalan et de l’Américain Michael Sharp le 12 mars 2017.

Le parquet cherche à savoir comment il était entré en possession de cette vidéo et qui la lui avait donnée. Le journaliste a affirmé avoir été interrogé par un magistrat militaire congolais et, en visioconférence, par « des gens du mécanisme de l’ONU mis en place pour assister la justice militaire congolaise ».


Selon la version officielle des autorités de l’époque, Michael Sharp et Zaida Catalan ont été tués par des miliciens de la secte Kamuina Nsapu, alors en guerre contre l’armée régulière. Le conflit a fait 3 400 morts et des dizaines de milliers de déplacés entre septembre 2016 et mi-2017 dans la région du Kasaï.


Une trentaine de personnes sont accusées d’avoir participé à ce meurtre. Mais le procès, ouvert le 5 juin 2017, piétine. Dossier à suivre !

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