La honte doit tuer la profession journalistique, Une marche ridicule organisée contre le congrès !

Merccredi le 23 Aout 2020 par Diata Bowa

Satan avait raison de dire à Jésus Christ que tes anges dansent devant l’argent. C’est le cas qui s’observe pour le moment dans le Chef des anciens de l’ISTI- IFASIC qui projettent une marche contre le congrès organisé à Moanda par l’Union de Presse Congolaise UNPC en sigle.

Pour se conformer à la constitution, on apprend que ce conglomérat venait tout dernièrement d’adresser une correspondance au gouverneur de la ville de Kinshasa le 21 septembre, pour exprimer leur désaccord total sur la marche de la profession et la conduite de l’Union nationale de la presse du Congo –UNPC. La date prévue pour cette marche, c’est le 25 septembre 2020. Le monde de la presse congolaise est reconnaissant des mérites de Malembe Tamandiak, mais encré et/ ou il a perdu sa boussole scientifique, ce dernier est imbibé dans le tribalisme, on doit le comprendre, c’est le poids d’âge qui fait parfois

qu’on sache faire une lecture de la situation.

Si officiellement, les organisateurs affirment vouloir rendre hommage au patriarche et icône de la presse congolaise, Paul Malembe Tamandiak, fondateur et premier dirigeant de l’Institut des sciences et techniques de l’information -ISTI-, l’institution devancière de l’actuel IFASIC, pour lui «témoigner» leur «indéfectible soutien en raison de ses nombreux sacrifices consentis dans la formation des journalistes» en RD-Congo. Il a pété dans l’organisation de cette marche au risque de croire que ce dernier a raisonné par ses pieds en lieu et place de sa bonne tête.

Selon le programme rendu public, la marche partira de la Gare centrale et aura pour point de chute le cabinet du ministre de la Communication et Médias, où sera déposé le mémo. Officieusement, il s’agit d’une marche contre le Congrès convoqué par l’aile de l’UNPC dirigée par Boucard Kasonga Tshilunde dont les assises sont prévues du 5 au 7 octobre dans la ville côtière de Moanda, au Kongo central, grâce à un financement de 100.000 dollars offerts par la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi. Le rendez-vous de Moanda est loin de faire l’unanimité. À la faveur d’une conférence de presse le 10 septembre à Kinshasa, le Professeur Malembe Tamandiak a dit toute sa tristesse sur la situation que traverse l’organe fédérateur de la presse en RD-Congo. La plus forte de son histoire, d’après lui. Devant plusieurs professionnels de la presse et des structures des médias, Malembe a laissé entendre que Kasonga Tshilunde a convoqué le congrès de Moanda en violation des articles 19, 20, 29, 32, 64,38 de la loi qui régit la presse en RD-Congo. Malembe Tamandiak a qualifié ce congrès d’irrégulier, illégal et frauduleux, contre l’avis de certains confrères se réclamant de la nouvelle génération et regroupés au sein du Rassemblement des journalistes pour l’émergence du Congo -RAJEC-, décidés de faire le déplacement de la troisième ville du Kongo central, où ils pensent prendre le contrôle de la machine en vue de la rendre dynamique. Cette nouvelle structure a aligné les candidats à tous les échelons en compétition, selon certaines indiscrétions. Alors que la famille de la presse s’entredéchire, d’autres professionnels sont plutôt favorables à la convocation des états généraux destinés à donner un nouveau souffle au secteur. Congrès ou états généraux. Malembe Tamandiak et ses acolytes sont moins légaliste, L’UNPC est une structure nationale qui peut tenir une rencontre dans les coins et recoins de la RDC, ce congrès extraordinaire organisé à Moanda n’est pas exclusif. A moins qu’on doit souffrir d’une maladie auditive pour ne pas attendre combien l’information circule à ce sujet. Par ailleurs, le président de l’UNPC s’est dit favorable aux Etats généraux sur la presse congolaise, question de participer au congrès organisé à Moanda par sa structure. L’UNPC gère des journalistes et non les organes de presse. Dommage que cela puisse paraître, la plupart de ceux qui vilipende le président de l’UNPC sont des patrons des organes de presse et d’autres structures apparentées au Média. L’arbre qui cache la forêt dans cette situation, c’est le montant de 1OO.000 USD accordé pour l’organisation de ce congrès et non le souci majeur d’améliorer la profession.

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