Kamitatu accuse le FCC de vouloir réinstaurer la dictature

jeudi le 24 septembre 2020 par RN/RSI

Le porte-parole du président d’Ensemble pour la République, Olivier Kamitatu Etsu accuse la famille politique de l’ancien président, Joseph Kabila de planter le décor du retour de la dictature en République démocratique du Congo (RDC), à travers notamment la proposition du député national, Ngoy Kasanji visant l’organisation de la présidentielle au suffrage indirect, mais aussi l’entérinemnt de Ronsard Malonda par l’Assemblée nationale à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Ainsi, le proche de Moïse Katumbi appelle les congolais à ne pas croiser les bras face aux initiatives suicidaires du Front Commun pour le Congo (FCC), à laquelle s’ajoutent les propositions de loi sur les réformes judiciaires, en plein examen à la chambre basse du Parlement, déposées par les élus Aubin Minaku et Garry Sakata.

« En voulant forcer la nomination de Malonda à la CENI, l’élection du prochain président par les députés et l’adoption des lois Minaku-Sakata, le FCC plante le décor du retour de la dictature ! Face à ce péril, fermer les yeux et garder silence, c’est accepter de vivre à plat ventre ! », a dit Olivier Kamitatu.

Avant Kamitatu, plusieurs voix s’étaient déjà levées contre la proposition du député Ngoy Kasanji. Des acteurs politiques majeurs ont exigé le strict respect des dispositions de l’article 70 de la Constitution qui stipulent que » le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ».

Du côté FCC, on a précisé que la démarche du député Kasanji est personnelle car, elle n’engage pas tout le regroupement.

Par ailleurs s’agissant des lois Minaku-Sakata, l’Assemblée nationale attend la conférence des présidents qui devra définir les matières à traiter au cours de cette session de septembre, afin que la plénière puisse se prononcer sur cette délicate question.

Concernant l’entérinement de Ronsard Malonda, la présidente de la Chambre basse du Parlement, Jeanine Mabunda avait rappelé qu’il revenait aux confessions religieuses de régler cette affaire car son institution ne fait que constater leurs décisions sur base des procès-verbaux lui présentés


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