CAMPAGNE D’INFORMATION : Les mécanismes d’appui juridique et d’accès au Fonds d’Urgence de JED





Présentation JED et ses actions prioritaires :

Journaliste en Danger (JED) est une organisation indépendante à but non lucratif basée à Kinshasa, en République démocratique du Congo, et dédiée à la défense et à la promotion de la liberté de la presse.

JED a vu le jour, il y a plus de 20 ans, à l'initiative d'un groupe de journalistes congolais (RDC) dans le but de briser le mur de silence qui entourait la répression systématique (policière et judiciaire) des journalistes et des médias indépendants par le nouveau pouvoir qui a pris place à Kinshasa après la chute du régime dictatorial du Maréchal Mobutu. Le constat était aussi que les journalistes étaient, souvent, des victimes d'une justice sommaire. Tout détenteur d'une parcelle de pouvoir politique, économique ou militaire se rendant de plus en plus justice chaque fois que le discours de la presse ne l’agréait pas. Pour cela, le journaliste était envoyé en prison autant de temps que le voulait la personne « outragée ». Le média était interdit. Et la justice qui aurait pu jouer le rôle d'arbitre, était souvent assujettie au politique et à l'argent. Face à une telle situation, JED travaille au quotidien pour : Surveiller l’exercice de la liberté de la presse en RD Congo par le monitoring des atteintes au droit d’informer et d’être informer en toute liberté par les médias ; Mener des actions de protestation (par des lettres ou alertes) et de lobbying auprès des responsables des atteintes à la liberté de la presse pour faire cesser ces violations  et/ou obtenir réparation; Effectuer des visites régulières sur les lieux de détention des journalistes ; Attribuer (directement ou indirectement) une petite bourse d'assistance aux familles des journalistes tués ou emprisonnés en raison de l'exercice de leur profession ; Apporter de l'assistance juridique aux journalistes ou médias poursuivis devant les cours et tribunaux pour leur travail, par la mise à leur disposition des avocatsObserver des procès contre les médias ou les journalistes ; Participer à des études sur l'amélioration du cadre juridique, politique et économique de l'exercice de la liberté de la presse ; Publier des rapports annuels sur la liberté de la presse ou sur des thèmes spécifiques en rapport avec l'actualité, seuls ou avec des partenaires ; Quelles sont les critères d’accès au Fonds d’Urgence ?

Aucune forme particulière de présentation de la demande n’est imposée. Mais la demande écrite doit comporter quelques indications nécessaires, notamment :

1) l’identité du demandeur, incluant le nom de son organe de presse, ses titres et fonctions au sein de l’organe de presse qui l’emploie ;

2) une brève explication de la menace ou des raisons qui justifient la demande ;

3) les noms d’au moins deux personnes pouvant témoigner de la situation du demandeur ;

4) le montant sollicité et l’usage qui sera faite de la subvention, ainsi que ses bénéficiairesQuels sont les journalistes éligibles au Fonds d’Urgence ? Il s’agit des professionnels des médias ou membres de JED recevant des menaces en raison de leur travail. La préférence est accordée à ceux ayant signé une fiche d'adhésion à JED, aux correspondants en provinces et à ceux travaillant dans les médias privés (communautaires et associatifs ou en ligne). Sont aussi prises en considération les demandes émanant des membres de familles des journalistes en détention prolongée, et/ou ayant besoins de soins de santé urgents.Quels sont les critères additionnels de subvention Sont éligibles au fonds : des journalistes attachés à une rédaction qui sont persécutés ou menacés pour leurs professionnalisme et indépendance, et qui sont, soit contraints à vivre dans la clandestinité ou dont la situation nécessite une délocalisation momentanée. Exceptionnellement, une subvention peut être accordée à un organe de presse privé menacé pour son travail dans la défense de droits de l'homme et liberté d'expression, ou ayant subi une attaque lui empêchant de fonctionner.Les subventions ne sont pas accordées aux journalistes travaillant pour les medias d'état ou organes financés par des partis politiques.Ne peuvent avoir accès au Fonds, les journalistes arrêtés ou menacés pour avoir incité à la haine, à la violence, etc., ou ayant posé des actes qui portent atteinte à la liberté de la presse. En plus, le fond d'urgence ne peut pas servir à financer les études, les recherches, les colloques, les voyages pour participer à des réunions, ou effectuer des enquêtes et reportages journalistiques. Quel est la procédure pour des paiements des journalistes en danger ? (par banque, par western union, cash etc.)Pour les journalistes de Kinshasa ou leurs familles, les paiements se fonds cash au bureau de JED, avec signature d’un reçu de caisse.Pour ceux de l’intérieur, les fonds peuvent être envoyés (par western ou agence) aux correspondants de JED en provinces qui effectuent le paiement moyennant une décharge signée par le récipiendaire, Ou directement au journaliste concerné avec information au responsable de sa rédaction. Au cas où le journaliste vit dans la clandestinité ou en cas de délocalisation, toutes les opérations sont effectuées avec les correspondants de JED ou les familles des journalistes concernés.Quel est votre montant maximum de subvention par journaliste?

Les montants de la subvention varient entre 300 et 1000 euros. Ils peuvent être renouvelés si la menace persiste, pendant une période de temps limité, si les fonds sont disponibles.nous Quelle est l'adresse électronique que l'on peut utiliser pour envoyer des cas?

Les cas peuvent être directement envoyés à la direction de JED à Kinshasa (jedkin@jed-afrique.org ou tshivis@hotmail.com, soit aux

correspondants de JED en provinces selon la procédure de JED pour vérifier des cas ?

JED dispose en son sein d’un Responsable de la recherche dont le travail consiste à faire le monitoring des atteintes à la liberté de la presse et à enquêter sur les allégations des atteintes grâce aux correspondants de JED en provinces. En cas de menace avérée ou nécessitant une intervention, la Direction de JED peut demander des précisions ou des informations complémentaires au demandeur de la subvention ou solliciter les avis des partenaires ou média dans lequel travaille le journaliste concerné.

Tshivis Tshivuadi Secrétaire général/ JED

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